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l’Asie au cœur du bocage le 25 avril 2026 (2)
L’Asie au cœur du bocage, 25 avril 2026 (2)
par Monique et Christine M.
Il convient de donner quelques précisions sur cette religion orientale qu’est le bouddhisme, fondée au VI ème siècle avant J.-C. par Bouddha. Bouddha était un prince indien auquel on a épargné toute souffrance, vivant dans l’opulence et dans une grande quiétude. Marié, avec un enfant, il fait pourtant l’expérience de la misère, de la souffrance et de la mort en sortant de son palais et en rencontrant un mendiant, un malade et un cadavre. Il décide de trouver un remède à la souffrance et part à 29 ans, en robe de moine, le long du Gange. Il rencontre des moines errants, vivant d’aumônes, dont cinq d’entre eux qui privilégient la mortification. Mais celle-ci est encore une souffrance, il décide alors de continuer seul en choisissant « la voie du milieu », c’est-à-dire celle qui évite tout autant l’abondance que le dénuement. Un jour, installé sous un arbre, il lutte contre ses désirs en position de méditation et il pourra dire : « Je n’ai pas failli », et il accède ainsi au statut de bouddha à 35 ans. Il s’installe à Bénarès où il donne, dans le parc des Gazelles, le premier « sermon de Bénarès » auquel assistent ses cinq premiers compagnons. Ce sera le début du bouddhisme, symbolisé par la fleur de lotus (qui a les pieds dans la boue mais une fleur magnifique). La religion se scindera ensuite en plusieurs courants. Le premier, datant donc des VI ème et V ème siècles avant J.C, est appelé « téravada » (on disait « petit véhicule ») ; le deuxième date des II ème et IIIème siècles (grand véhicule), leur succèdent le bouddhisme zen qui se développe au Japon et le courant « fer pur »qui est végétarien, et plus tard le courant tibétain (véhicule de diamant) dont le chef est le Dalaï Lama. (C’est le courant dont se réclame les moines de Biolet, celui de Noyant est le plus ancien).
Notre guide nous donne la signification des statues qui nous entourent, bouddhas protecteurs, Dame de la compassion, Bouddha couché (mort)… Cette religion étant une religion de la réincarnation, il s’agit de mener la vie la meilleure possible pour, de réincarnation en réincarnation, accéder au statut de bouddha, qui échappe enfin au cycle des renaissances. Le beau sanctuaire exprime cette recherche de la sagesse et de la sérénité par la beauté.
Nous quittons le parc pour aller sur le site minier où les guides nous retrace l’histoire de Noyant que nous connaissons maintenant. Avant l’arrivée des rapatriés d’Indochine, des ouvriers polonais et ukrainiens ont travaillé dans la mine de charbon pendant 20 ans. Il y a eu jusqu’à 2000 mineurs et leurs familles étaient nombreuses (la moyenne était de 9,5 enfants par famille !) ce qui faisait de Noyant la commune la plus jeune de France… La mine appartenait à des sociétés privées dont la dernière fut la Grande Paroisse de Toulouse. Après la fermeture, les mineurs sont partis sur d’autres sites, le charbon de Noyant était de deuxième qualité et on le mélangeait à celui de Saint-Eloy-les Mines.
Il reste sur ce site le très beau bâtiment de Freyssinet, ingénieur de Moulins, qui a utilisé ici pour la première fois le béton armé. Et dans le parc il y a une importante collection de matériel lourd, certains récupérés sur le site et d’autres venant d’autres mines désaffectées. Les messieurs techniciens ont posé beaucoup de questions dont les réponses m’échappent, les machines sont toutes surdimensionnées pour permettre la plus grande sécurité possible, il n’empêche que le travail des hommes et des animaux (les chevaux surtout) était dur et dangereux. C’est ainsi que les souvenirs des anciens mineurs font surtout état de la solidarité qui existait entre eux, un arbre du parc aux deux troncs enroulés est « l’arbre de la solidarité ». La visite de la galerie reconstituée donne une (petite) idée de ce qu’était ce travail physique et harassant, dans le noir, le bruit, et le risque d’accident. Des enfants pouvaient travailler à la place de leurs pères (le témoignage d’une petite fille qui poussait des wagonnets est bouleversant dans le bâtiment du musée), les femmes étaient employées au tri du charbon.
Nous retiendrons de cette journée, outre la découverte d’un site peu commun, l’accueil chaleureux que nous avons eu partout, depuis le vélo-rail, le restaurant, la pagode jusqu’à la mine. Ce lieu qui a connu des événements qui ne lui semblaient pas destinés (des habitants de nombreuses nationalités différentes qui se sont retrouvés dans une campagne bourbonnaise traditionnelle) en a gardé une grande générosité. Ce fut un beau moment aussi entre nous, avec la légendaire disponibilité de Thomas et la bonne humeur de tous, encouragée par un temps de printemps idéal dans la campagne. Merci à tous.
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Le zoom du moment :
L’Asie au cœur du bocage, 25 avril 2026 (2) par Monique, et Christine M. pour voir une vidéo : lien de téléchargement sur la page ESPACE ADHÉRENTS / VOIR LES MESSAGES (24 mai)
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Quelques nouvelles du groupe en séjour Bretagne : 23, 24, 25, 26 et 27 juin par Christine M. (voir page “DERNIÈRES ACTIVITÉS”)
Les albums photos des randonnées du 17 juin avec une vidéo (Lac Servière Le Puy de l’Ouire), des 10 et 11 juin (La Chaux et le bois de Jaby, de Saint Floret à Clémensat), du 3 juin (la Couze et le lac Pavin, la source Goyon) : lien de téléchargement sur la page ESPACE ADHÉRENTS / VOIR LES MESSAGES
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Notre Président, Alain, tient à votre disposition des autocollants CBN (2€).
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